L’ASSOCIATION AMPASEO, RECONNUE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL, EST HABILITÉE À RECEVOIR DES DONS DÉDUCTIBLES DES IMPÔTS À HAUTEUR DE 66% POUR LES PERSONNES PRIVÉES ET 60% POUR LES PERSONNES MORALES

18 mars 2026- Colloque CEF avec les économes diocésains

Débats et échanges sur la procédure de reconnaissance et de réparation avec l’Inirr et la CRR

Propos de Jean-Pierre Fourny


Nous ne voulons pas tourner la page, vous ne devez pas tourner la page.

Écoutez le silence des victimes qui ne peuvent parler ou qui sont décédées.

La Ciase a révélé l’ampleur du désastre avec le rapport Sauvé. 330 000 victimes

c’est énorme.

Cela ne s’est pas arrêté comme par magie, ce n’est pas de l’histoire ancienne !


La création de deux commissions indépendantes, l’Inirr et la CRR sont très très importantes et il faut absolument les maintenir.

Si vous ne faites pas le nécessaire, il y aura des répercussions néfastes pour la

religion catholique.


La réparation financière justifie et conforte la reconnaissance et parfois guide les victimes qui en ont la force (moins de 1%). Certaines victimes ont voulu mourir ou se sont suicidées.

Dédommager n'est pas une punition, elle est un passage nécessaire et une aide

pour la reconstruction des personnes ayant subi des violences sexuelles.

Pour les victimes, remplir une grille d’évaluation financière est une épreuve

majeure, comment en effet évaluer le préjudice subi ? Nous avons pour cela

bénéficié de l’écoute et du soutien des référents de la CRR et de l’Inirr.

La symbolique des réparations financières portées par l’Eglise restera une preuve

de la reconnaissance des victimes, un marqueur mémoriel nécessaire et essentiel pour les générations à venir.


Il est de votre responsabilité d'aider les victimes à parler

Prenez en exemple le diocèse de Nantes. Ici, l’évêque Laurent Percerou, avec le

directeur départemental de l’enseignement catholique de Loire-Atlantique, ont organisé conjointement un appel à témoin. Ils ont anticipé les retours avec leur structure dédiée à l’écoute, orientent les victimes vers les services judiciaires ou vers l’Inirr selon les cas. D’autres diocèses, trop peu malheureusement, sont dans la même démarche.


L'hommage le troisième vendredi de carême est une bonne initiative de l'église.

Dommage que quelques diocèses ne se sentent pas concernés.

Il y a aussi d'autres possibilités de réparation comme une journée mémorielle, des plaques mémorielles, une rencontre avec les évêques ou les supérieurs des congrégations, la création de moments de convivialité.


Avec ce malheur, nous avons rencontré beaucoup de personnes vraiment exceptionnelles, qui nous accompagnent et œuvrent sans relâche et bénévolement pour la reconnaissance et la réparation des victimes et faire de l’Église de France une maison sûre. Il est absolument nécessaire de pérenniser ces instances indépendantes.

Les diocèses ne peuvent pas être juges et parties.


Ce n'est pas votre argent que nous cherchons,

c'est la valeur de votre cœur ♥️