L’ASSOCIATION AMPASEO, RECONNUE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL, EST HABILITÉE À RECEVOIR DES DONS DÉDUCTIBLES DES IMPÔTS À HAUTEUR DE 66% POUR LES PERSONNES PRIVÉES ET 60% POUR LES PERSONNES MORALES

27 juillet. Le Likès Quimper, établissement La Salle (Frères desvEcoles Chrétiennes)

Première en France : Rencontre entre les Frères des Écoles Chrétiennes (150 établissements) et les victimes, demande de pardon des lasalliens et poursuite du dialogue à la rentrée.

Ce mois de juillet fut pour les représentants du collectif des victimes de violences et agressions sexuelles du Likès (Quimper), créé en février, un marathon aussi éprouvant que fructueux.

Après une rencontre avec Christophe Geffard, directeur de l’Enseignement Catholique du Finistère, le collectif a été invité à rencontrer l’évêque du Finistère Monseigneur Laurent Dognin.

Les victimes se sont ensuite rendues au Likès à la rencontre de Xavier Moënner, Directeur du Likès. Loïc Thomas, Délégué de tutelle Bretagne et Colette Allix, déléguée de la Tutelle lasalienne ont fait le déplacement.


Il en a fallu du courage à ces hommes pour rencontrer les divers représentants de

l’Enseignement catholique et de l’Eglise.

Cinquante ans après les faits, la douleur est toujours intense, des vies ont été

fracassées, pour certains la vie après ces crimes était devenue impossible, d’autres ont

mis fin à leurs jours, un survivant affirme qu’il est mort le jour de sa première

agression. Les victimes ont témoigné auprès de chaque institution dans les larmes et la

douleur. La parole est enfin libérée.

Il est essentiellement question d’un frère, aujourd’hui décédé, ayant violé en toute

impunité durant 30 ans. Comment est-ce possible ? Combien de victimes ?

Durant de nombreuses années, des violences, agressions sexuelles et viols ont été

commis sur des enfants au Likès, à Quimper. l’objectif du collectif était d’obtenir la

pleine reconnaissance des faits par la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes

(lasalliens).

Au terme de ces rencontres, les représentants des lasalliens ont tour à tour demandé

pardon aux victimes au nom de l’institution. Ils reconnaissent également l’importance

primordiale de la CRR (Commission reconnaissance et réparation) mise en place par la

Corref (Conférence des religieux et religieuses de France) à la suite du rapport de la

Ciase en 2021, mettant en lumière le nombre hallucinant de 33000 victimes de l’Eglise.

Cependant le cheminement vers la reconnaissance et la réparation doit se

poursuivre.

Après avoir récemment exprimé leur pardon à toutes les victimes, les Lasalliens

promettent une étude approfondie relative à cette impunité. Le collectif appelle detous ses voeux la nomination d’une équipe absolument indépendante pour mener à

bien cette mission en toute transparence.


Le collectif demande formellement :

• la reconnaissance sans réserve de la responsabilité institutionnelle de la congrégation

pour l’ensemble des sévices, physiques et sexuels ;

• un appel à témoignages, par les lasalliens, le Likès et l’évêque de Quimper, pour briser

l’isolement des victimes ;

• la suppression immédiate des clauses de confidentialité imposées dans les protocoles

de réparation ;

• l’ouverture complète des archives des lasalliens et du diocèse de Quimper, afin

d’identifier la chaîne des responsabilités hiérarchiques ;

• une cérémonie officielle et publique de reconnaissance au Likès ;

• la pose, au Likès, d’une plaque en mémoire des victimes.


Le collectif des victimes du Likès compte aujourd’hui 25 personnes

Afin de sortir du silence, les victimes sont invitées à se faire connaître auprès du

collectif. L’anonymat est bien entendu respecté : contact_victimes.likes@yahoo.com